La prévention des violences sexuelles liées aux conflits passe par le démantèlement des systèmes qui alimentent les guerres. C’est le message porté mercredi par la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, lors de la 10.190ᵉ réunion du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée au débat ouvert sur le thème : « Honorer la promesse du droit international aux survivants de violences sexuelles liées au conflit ».
Intervenant en qualité de représentante de la RDC avant de reprendre la présidence de la séance, la cheffe du Gouvernement a plaidé pour une action internationale visant les facteurs qui entretiennent les conflits armés. Elle a notamment appelé à lutter contre les économies illicites, la circulation des armes, les réseaux criminels, l’impunité ainsi que l’exploitation illégale des ressources naturelles.
« Notre ambition ne peut plus être seulement de documenter l’horreur après qu’elle a eu lieu. Elle doit être de prévenir les conditions qui la rendent possible », a déclaré Judith Suminwa.
Pour la Première ministre, la protection des survivants et la lutte contre les violences sexuelles en période de conflit nécessitent une approche préventive, fondée sur le respect du droit international, la justice et le démantèlement des mécanismes qui alimentent les violences.
E.Ndjungu








