Après la présentation du programme d’actions du gouvernement par la Première ministre Judith Suminwa le mardi 12 juin 2024, l’exécutif constitué d’une cinquantaine des membres prend officiellement les commandes du pays. Occasion pour Authentik.cd de revenir sur ce qu’a été le bilan des ministres du gouvernement précédent.
Parlementaire de qualité, et mieux réputé Muhindo Nzangi Butondo arrive au gouvernement à la suite de la dislocation de la coalition FCC-CACH. Pour cette première expérience dans l’exécutif, le volontariste devient le patron de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, un pari risqué pour plusieurs observateurs. Cependant l’homme, se montre très entreprenant, au début de son mandat il avait décidé d’apurer les arriérés des diplômes. Il s’est personnellement investi dans la signature des diplômes qui traînaient encore dans les tiroirs du secrétariat général.
Après cet épisode le ministre s’était engagé dans un long périple d’états de lieux des établissements publics et privés sous sa tutelle. De Kinshasa en passant par le Kongo central, le grand Katanga, le grand Bandundu, le Kivu, la Tshopo jusqu’au Kasaï, Muhindo Nzangi Butondo a pu découvrir les maux qui rongent son secteur. Et s’était engagé dans le processus d’apporter à court, moyen et long terme des solutions idoines.
D’après les services de communication de l’ESU; « Muhindo Nzangi, c’est aussi le ministre qui a organisé 25 ans après, les états généraux de l’enseignement supérieur et universitaire 5 mois après son arrivée la tête du ministère ». Placées sous le thème: réfléchir sur les réformes du secteur afin de le « redresser, innover et requalifier », les états généraux de l’ESU ont eu lieu du 06 au 14 septembre 2021 à l’université de Lubumbashi dans la province du Haut Katanga. Les scientifiques dont les professeurs d’universités, chefs des travaux assistants et chercheurs venus des différents coins du pays avaient diagnostiqué sans complaisance l’enseignement supérieur congolais et formulés 329 recommandations adressées à l’autorité publique parmi lesquelles l’arrimage au LMD dès l’année académique 2021-2022.
Pour une appropriation totale du système LMD, qui est bel et bien effectif au niveau des premières années de licence, le ministère de l’ESU s’était lancé dans la caravane nationale sur le LMD avec pour objectif, sensibiliser les corps académiques de l’ensemble du pays sur les nouvelles maquettes d’enseignement rédigés par 425 professeurs d’universités à Kinshasa où ils étaient internés pour la cause.
Dans ce système, le volume horaire total d’une Unité d’Enseignement se répartit en CMI (cours magistral interactif ou le face à face enseignant-étudiant), TP, TD et TPE (travail personnel de l’étudiant).
En 2021, la RDC a amorcé un virage important dans le fonctionnement de son enseignement supérieur en dehors des états généraux , il y a eu l’audit organisationnel et l’enquête de viabilité sur toute l’étendue du territoire national, aboutissant entre autres à la fermeture de 400 établissements non viables. Mais aussi à la fermeture des facultés de médecines qui ne remplissaient pas les conditions requises.
Avec le ministre Nzangi l’enseignement supérieur congolais renoue avec les organisations continentales et internationales, en mai 2022 les ministres de l’ESU l’espace francophone d’Afrique s’était réuni à Kinshasa pour le compte du CAMES, organisation présidée par la RDC.
Déterminer à mettre fin aux anti valeurs dans le milieux universitaire, le ministre Nzangi avait fait de la lutte contre la vente des syllabus et des autres pratiques immorales dont cheval de bataille. Aujourd’hui, dans plusieurs universités ces pratiques sont entrain de disparaître peu à peu….
L’amélioration des conditions socio professionnelles des professeurs n’était pas en reste. C’est dans cette optique, qu’il a à travers son engagement pu obtenir au bénéfice des enseignants la récupération de leur pouvoir d’achat perdu suite à la dévaluation du franc congolais, et obtenu l’alignement de près de 350 nouveaux docteurs, et plusieurs assistants. Des victoires cristallisées lors des échanges en commis paritaire entre gouvernement et banc syndical. La grille actualisée du barème prévoit un peu plus de 2 100 dollars mensuel pour un professeur moins gradé, c’est une augmentation de plus de 60%. La volonté de l’Etat congolais à tenir fermement à ses engagements s’est aussi matérialisée par la remise symbolique des véhicules aux professeurs émérites par le chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi.
Par ailleurs, le ministère de l’enseignement supérieur a lancé depuis le 14 avril le processus de numérisation du secteur avec à la clef, l’identification du personnel académique, administratif et des étudiants. Objectif, assainir le secteur en luttant efficacement contre les faux professeurs.
Il quitte le ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire en laissant derrière lui un héritage, au delà de ce qui a été évoqué. Muhindo Nzangi entre dans l’histoire comme étant le congolais à travers qui l’université Congolaise est construite et reconstruite. L’Université Pédagogique nationale, en est la meilleure illustration. On peut aussi ajouter, les travaux lancés et achevés à l’INBTP-Kinshasa, l’Université de Mbuji mayi, de Kananga, de Bunia, de Boma ect…
Reconduit au gouvernement cette fois-ci au poste de ministre du développement rural, le leader du parti politique AVRP a annoncé sur son compte Twitter vouloir maintenir « l’excellence, volonté et patriotisme au service du Peuple Congolais. »
https://x.com/butondonzangi/status/1795666737523818940?s=46
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