Après une longue interruption, le procès de l’affaire Bukanga-Lonzo a repris ce lundi 3 mars 2025 devant la Cour constitutionnelle siégeant en matière répressive. L’audience de relance a vu la comparution des trois prévenus, représentés par leurs avocats : Augustin Matata Ponyo, Deogratias Mutombo Mwana Nyembo et Christo Grobler.
Toutefois, à la demande de leurs conseils, la Cour a accordé une remise, fixant la prochaine audience au 14 avril 2025. Cette décision marque la reprise effective des débats après une suspension prolongée, motivée par trois principales raisons :
1. Le contexte électoral : L’un des prévenus, Augustin Matata Ponyo, ayant été candidat à la présidentielle, la Cour constitutionnelle avait suspendu les audiences pour respecter ses droits civiques et politiques.
2. Les contentieux électoraux et le renouvellement de la Cour : Pendant cette période, la Cour constitutionnelle était mobilisée par le traitement des contentieux électoraux. Par ailleurs, le mandat de deux juges étant arrivé à son terme, leur remplacement n’a eu lieu qu’en février dernier, accompagné de la nomination et de la prestation de serment d’un nouveau Procureur général près la Cour constitutionnelle.
3. Une demande de remise des prévenus : Les avocats des trois accusés ont avancé l’argument selon lequel leurs clients n’auraient pas reçu d’exploit de convocation pour l’audience du 3 mars. Toutefois, cet argument a été rejeté par le Ministère public et la Cour constitutionnelle, qui a rappelé que la matière étant répressive, la seule remise accordable ne pouvait excéder un mois.
Une audience décisive en avril
La Cour a souligné le caractère contradictoire de cette remise, précisant qu’aucune nouvelle invitation ne sera adressée aux prévenus puisque la date du 14 avril est désormais officielle. Cette audience sera déterminante pour la suite du dossier Bukanga-Lonzo, un scandale financier qui a marqué la gouvernance économique du pays.
Le dossier reste suivi de près par l’opinion publique, alors que la justice congolaise tente de faire la lumière sur les responsabilités des différentes personnalités impliquées dans cette affaire de détournement présumé de fonds publics.








