Kinshasa, 3 mars 2025 – La Cour constitutionnelle reprend ce lundi l’examen du dossier Bukanga Lonzo, une affaire impliquant l’ancien Premier ministre Matata Ponyo et l’ex-gouverneur de la Banque centrale du Congo, Déogratias Mutombo. Alors que le procès suscite toujours des débats, le Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD), parti de Matata Ponyo, affiche une posture de défiance face à la justice et dénonce une tentative de pression politique.
Un procès perçu comme un instrument de pression
Interrogé sur la reprise de l’affaire, Franklin Tshamala, secrétaire général du LGD, estime que ce procès s’inscrit dans une logique d’instrumentalisation judiciaire à des fins politiques. Selon lui, ces poursuites viseraient à contraindre son parti à rejoindre l’Union sacrée, la coalition au pouvoir.
“Nous assistons à une instrumentalisation de la justice pour tenter d’étouffer l’opposition. Ces dossiers politico-judiciaires sont utilisés comme moyen de contrainte pour nous forcer à rallier le gouvernement. Mais nous connaissons l’enjeu et nous répondrons en conséquence”, a-t-il déclaré.
Une posture de confiance face à la justice
Malgré la gravité des accusations portées contre Matata Ponyo, Franklin Tshamala se montre serein quant à l’issue du procès. Il affirme que le dossier Bukanga Lonzo repose sur des bases fragiles et que les charges retenues ne sont pas fondées.
“C’est un dossier vide. Nous sommes sereins. Nous attendons et nous verrons ce qu’il en est, mais nous savons que cette affaire est montée de toutes pièces pour des raisons politiques”, insiste le secrétaire général du LGD.
Un enjeu politique majeur
Le procès Bukanga Lonzo s’inscrit dans un contexte politique tendu en RDC, où la justice est régulièrement accusée d’être instrumentalisée pour affaiblir les opposants. Pour le LGD, cette affaire est un test majeur pour l’indépendance du système judiciaire congolais et pour la solidité des institutions démocratiques.
Alors que les audiences reprennent, l’issue de ce procès pourrait avoir des répercussions non seulement sur Matata Ponyo lui-même, mais aussi sur l’ensemble du paysage politique congolais. Reste à voir si la Cour constitutionnelle parviendra à trancher cette affaire en toute impartialité.








