Kinshasa, 04 mars 2025 – La situation sécuritaire à Goma s’aggrave alors que les rebelles du M23/AFC, soutenus par le Rwanda, ont mené une opération dans la nuit du 28 février 2025, enlevant plus de 130 patients et membres du personnel médical des hôpitaux CBCA Ndosho et Heal Africa.
Selon des informations rapportées par les Nations unies, les rebelles ont pris d’assaut les établissements de santé sous prétexte que les patients hospitalisés seraient des soldats des FARDC ou des combattants Wazalendo blessés. Une accusation formulée sans preuve, souligne le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, qui condamne fermement ces actes.
Un crime de guerre dénoncé par les Nations unies
“Il est profondément consternant que des malades et des blessés soient arrachés de leur lit en pleine nuit, détenus en des lieux inconnus et empêchés de recevoir les soins médicaux dont ils ont besoin. Ces actes constituent une grave violation du droit international humanitaire et des droits humains”, a déclaré un représentant de l’ONU.
Des témoins sur place rapportent que ces enlèvements s’accompagnent d’une campagne de terreur menée par le M23 dans plusieurs quartiers de Goma. Des opérations de recensement forcé des habitants seraient en cours, où les forces du M23 enregistrent les noms, numéros de téléphone et distribuent des jetons de contrôle, laissant craindre une surveillance accrue et des arrestations ciblées.
Un climat d’insécurité grandissant à Goma
La société civile dénonce également une multiplication des assassinats ciblés, des enlèvements et des cambriolages dans la ville. Selon des habitants, les rebelles fouillent systématiquement les hôpitaux à la recherche de militaires blessés, mais enlèvent également des civils sans distinction, y compris du personnel médical.
“Nous sommes dans une situation alarmante. Si même le droit international humanitaire n’est plus respecté, alors dans quel cadre évoluons-nous ? Nous demandons aux autorités congolaises et à la communauté internationale d’agir de toute urgence avant qu’il ne soit trop tard”, a alerté un membre de la société civile locale.
Un appel urgent aux autorités et à la communauté internationale
Face à ces actes, les Nations unies appellent le M23 à libérer immédiatement les personnes enlevées et à respecter l’intégrité des hôpitaux et des infrastructures médicales. Pendant ce temps, la population de Goma, déjà éprouvée par des mois de conflits, vit sous la menace permanente des exactions des rebelles.








