Le directeur général du Centre culturel et artistique des pays de l’Afrique centrale (CCAPAC), Balufu Bakupa-Kanyinda, a apporté vendredi des clarifications sur le vol survenu dans la nuit du 21 au 22 mars dans les installations du centre, à Kinshasa. Contrairement aux rumeurs diffusées en ligne, aucun objet de valeur patrimoniale n’a été dérobé.
Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 28 mars à Kinshasa, Balufu Bakupa-Kanyinda, directeur général du CCAPAC, a fait le point sur le vol signalé la semaine dernière. Il a tenu à rectifier les informations qui circulent sur les réseaux sociaux, assurant que les objets dérobés sont uniquement du matériel technique, et non des œuvres d’art ou objets culturels de valeur.
« La liste des objets volés n’est pas celle qui circule sur les réseaux. L’entreprise chinoise avec qui nous travaillons n’a jamais mentionné le vol de biens de valeur. Il s’agit uniquement d’équipements techniques », a-t-il déclaré.
Le 24 mars, l’équipe technique de coopération sino-congolaise a transmis un rapport au directeur du centre et aux autorités, listant les 17 objets dérobés :
• 1 ventilateur
• 1 pompe à eaux usées
• 4 rouleaux de tuyaux d’incendie
• 5 lampes torches
• 3 meuleuses d’angle
• 2 marteaux perforateurs
• 2 burineurs
• 600 mètres de câbles électriques
• 2 palans manuels
• 2 crics
• Plusieurs petits équipements (boîtes à outils, cintreuse hydraulique, dévidoir, etc.)
La ministre de la Culture a été saisie dès le 25 mars, demandant des explications officielles, auxquelles la direction du CCAPAC a répondu le jour même. Une enquête est actuellement en cours, conduite par la Police nationale congolaise, pour identifier les auteurs de ce vol.
Ce vol, bien que portant sur du matériel technique, soulève des questions de sécurité sur les sites culturels stratégiques. Le CCAPAC reste un projet régional structurant, soutenu par la coopération Chine-Afrique, et symbolise l’intégration culturelle et artistique des pays de l’Afrique centrale.
Divine Mwaluke








