Kinshasa, RDC – Le droit d’auteur, pierre angulaire de la protection des œuvres artistiques, a été au centre des discussions jeudi à Kinshasa, dans le cadre du Festival mondial de la musique et du tourisme. Un panel axé sur le thème “Valoriser la création et garantir les droits des artistes dans l’économie du tourisme musical” a mis en lumière l’importance de la formation sur cette question, devenue cruciale dans un secteur en pleine expansion.
Prenant la parole, Théodore Nganzi, directeur de cabinet au ministère de la Culture, a rappelé les efforts déployés par les institutions d’enseignement artistique pour renforcer les capacités des artistes en matière de propriété intellectuelle.
« Des écoles des arts ont intégré la formation sur le droit d’auteur dans leur cursus, notamment à l’Institut national des Arts (INA), et un cours similaire est dispensé à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa », a-t-il précisé.
La sensibilisation s’étend également à l’enseignement supérieur. Dans plusieurs universités congolaises, notamment au sein des facultés de droit, le cours de droit de la propriété intellectuelle est désormais proposé comme option, a indiqué M. Nganzi.
Cette initiative répond à une double exigence : protéger les créateurs congolais dans un environnement souvent marqué par la piraterie et renforcer leur contribution à l’économie du tourisme musical, un secteur en plein essor sur le continent africain.








