Kinshasa, 2 septembre 2025 – Dans une tribune publiée par Jeune Afrique, l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a rejeté les accusations portées contre lui devant la Haute Cour militaire, qu’il qualifie de « mensongères et politiquement motivées ».
« Permettez-moi d’être clair. Tout d’abord, aucune réconciliation sincère n’est possible tant que la violation des droits de l’homme, les poursuites judiciaires politiquement motivées et la persécution des leaders de la société civile et de l’opposition continuent », écrit Kabila, estimant que les dérives actuelles portent un grave préjudice à l’unité nationale.
L’ancien chef de l’État considère que le procès en cours n’a pour but que de museler l’opposition et d’écarter un adversaire politique. « Il s’agit d’une stratégie pour faire taire l’opposition dans son ensemble et d’une tentative pour écarter un leader politique majeur de la scène nationale, afin de permettre au régime de gouverner sans contestation et indéfiniment, comme en témoigne la récente tentative de modifier la Constitution », affirme-t-il.
Joseph Kabila souligne en outre qu’aucun élément de preuve n’a été présenté au cours des audiences pour étayer les charges retenues contre lui. « Ce procès ne procède pas d’un quelconque souci de justice. Il a été orchestré par un pouvoir désespéré et incapable d’assumer la responsabilité de ses propres échecs », insiste-t-il.
Enfin, l’ancien président met en garde contre les conséquences de cette politique : « Si ces politiques malavisées sont maintenues, les conséquences dramatiques qui en résulteront pour la nation et la région seront de la seule responsabilité du régime actuel. »
Cette tribune intervient dans un contexte politique marqué par de fortes tensions entre le pouvoir en place et l’opposition, alors que des débats houleux entourent les réformes institutionnelles et la préparation des échéances électorales à venir.







