La République démocratique du Congo (RDC) occupe la 130e place sur 180 pays dans l’édition 2026 de l’Index mondial de la liberté de la presse, publié ce 30 avril par l’organisation Reporters sans frontières (RSF). Un classement qui traduit les difficultés persistantes auxquelles sont confrontés les professionnels des médias dans le pays.
Une situation sécuritaire préoccupante
Selon le rapport, l’indicateur sécuritaire de la RDC est en net recul, s’établissant à 27,3 sur 100. RSF met particulièrement en lumière la situation dans l’est du pays, où les journalistes évoluent dans un environnement extrêmement hostile.
L’organisation souligne que ces derniers sont « pris en étau entre les groupes armés et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) », les exposant à des pressions, des menaces et des violences. Dans ce contexte, plusieurs professionnels des médias se retrouvent contraints de se déplacer à l’intérieur du pays, voire de s’exiler.
Des poursuites judiciaires controversées
Au-delà de la question sécuritaire, RSF pointe également une tendance inquiétante dans la région des Grands Lacs. La RDC est citée parmi les pays où des journalistes sont incarcérés sous couvert d’accusations d’atteinte à la sécurité nationale.
Le pays est ainsi classé aux côtés du Burundi et du Rwanda (139e), où les restrictions à la liberté de la presse continuent de susciter des préoccupations au sein des organisations de défense des droits humains.
Un climat médiatique sous tension
Ce classement intervient dans un contexte où la liberté de la presse demeure un enjeu majeur pour la consolidation de la démocratie en RDC. Entre insécurité persistante, pressions politiques et risques judiciaires, les journalistes congolais évoluent dans un environnement marqué par de nombreuses contraintes.
Malgré ces défis, plusieurs acteurs du secteur continuent de plaider pour un renforcement des garanties en faveur de la liberté d’expression et de la protection des professionnels des médias.








