Kinshasa, 27 avril 2026 – Les autorités congolaises ont ordonné la fermeture immédiate de l’usine REVIN SARL, située dans la commune de Limete, après la découverte d’une substance pharmaceutique dangereuse dans une boisson énergisante largement consommée.
Dans un communiqué publié mardi, la Commission de la Concurrence (COMCO), en collaboration avec l’Autorité congolaise de réglementation pharmaceutique (ACOREP), a révélé que des analyses ont mis en évidence la présence de Sildenafil, une substance strictement réglementée, dans la boisson énergisante commercialisée sous le nom de « Mutu Rouge ».
Une substance interdite dissimulée
Selon les conclusions des autorités, cette substance n’était pas mentionnée sur l’étiquetage du produit. Plus grave encore, elle aurait été introduite de manière clandestine dans la boisson, à des doses jugées potentiellement toxiques.
Le Sildenafil, utilisé habituellement dans le traitement de certains troubles médicaux, peut provoquer des effets secondaires graves lorsqu’il est consommé sans encadrement médical. Les autorités sanitaires alertent notamment sur des risques de troubles cardiaques sévères, pouvant dans certains cas entraîner la mort.
Une mesure de fermeture immédiate
Face à la gravité des faits, les autorités ont décidé de procéder à la fermeture immédiate de l’usine REVIN SARL, située sur la 1ère Rue dans la commune de Limete.
Cette décision s’inscrit dans le cadre des missions de la Commission de la Concurrence, telles que définies par le Décret n°25/032 du 10 octobre 2025, qui lui confère notamment la responsabilité de protéger les consommateurs contre les produits dangereux et les pratiques commerciales frauduleuses.
Interdiction formelle de « Mutu Rouge »
Dans la foulée, les autorités ont prononcé une interdiction formelle de la boisson « Mutu Rouge » sur toute l’étendue du territoire.
La population est appelée à :
- cesser immédiatement toute consommation de ce produit ;
- signaler tout point de vente continuant sa distribution.
Une enquête judiciaire en cours
La COMCO a également annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire afin de déterminer les responsabilités dans cette affaire. Les investigations devront notamment établir les circonstances de l’introduction de cette substance interdite dans la chaîne de production.
Les autorités réaffirment, dans leur communiqué, que la santé publique demeure une priorité absolue et que toute infraction mettant en danger la vie des consommateurs fera l’objet de sanctions exemplaires.








