Le 3 mai de chaque année, plusieurs pays à travers le monde célèbrent la Journée mondiale de la liberté de la presse, une commémoration qui met en lumière le rôle essentiel des médias dans la consolidation de la démocratie, de la paix et de la cohésion sociale.
Pour l’édition 2026, la République démocratique du Congo a retenu le thème : « Médias responsables, innovation numérique et cohésion nationale : bâtir un espace informationnel au service de la paix en RDC ».
À cette occasion, l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), par la voix de son président Baudouin Kamanda, a exprimé sa vive préoccupation face à la dégradation des conditions d’exercice du métier de journaliste, particulièrement dans les zones sous occupation.
Dans un communiqué rendu public à l’occasion de cette journée, l’UNPC a condamné les atteintes à la liberté de la presse dans les territoires occupés par l’AFC/M23, soutenu par le Rwanda.
« Par ailleurs, l’UNPC exprime sa vive préoccupation face à la dégradation des conditions d’exercice du métier de journaliste, notamment dans les zones sous occupation. Elle condamne fermement les violations de la liberté de la presse dans les zones occupées par l’AFC/M23, appuyé par le Rwanda, et appelle à l’ouverture d’enquêtes indépendantes », peut-on lire dans ce communiqué.
L’organisation professionnelle a également réaffirmé son attachement à l’exercice libre et indépendant du journalisme, sans intimidation ni musèlement, tout en appelant au respect strict des textes légaux encadrant la profession.
« L’UNPC exhorte également au respect strict des dispositions légales encadrant la profession, en particulier l’application des mécanismes de droit de réponse et de rectification avant toute poursuite judiciaire contre un journaliste, conformément à l’article 102 de l’Ordonnance-loi n°23/009 du 13 mars 2023 », poursuit le document.
Dans ce contexte marqué par les inquiétudes autour de la liberté de la presse, notre rédaction est revenue sur l’épisode vécu le 24 mars 2026 avec l’arrestation de notre journaliste-reporter et responsable commerciale, Divine Mwaluke, interpellée par des services de sécurité sans motif officiellement communiqué.
La rédaction avait alors dénoncé une arrestation jugée arbitraire ainsi que l’absence d’accès immédiat à l’assistance d’un avocat. Selon plusieurs sources concordantes, la journaliste faisait déjà l’objet d’un avis de recherche alors même que son adresse était connue des autorités.
À ce jour, notre rédaction reste sans nouvelles précises de Divine Mwaluke, bien que certaines informations indiquent qu’elle aurait été relâchée. Toutefois, selon les mêmes sources, elle continuerait à faire l’objet de recherches, notamment par le parquet de Kinshasa/Kalamu, qui aurait émis un nouvel avis de recherche au début du mois d’avril.









