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Félix Tshisekedi ouvre le débat sur la Constitution : « Aucune question d’intérêt national ne doit être interdite de réflexion »

Félix Tshisekedi ouvre le débat sur la Constitution : « Aucune question d’intérêt national ne doit être interdite de réflexion »

Kinshasa, 6 mai 2026.
Le président de la République, Félix Tshisekedi, a relancé le débat autour de la Constitution et d’un éventuel troisième mandat, à travers plusieurs déclarations faites récemment sur la question institutionnelle en RDC.

Le Chef de l’État a défendu le droit d’ouvrir une réflexion sur la Constitution, tout en appelant à un débat mené dans le respect de l’État de droit.

« Je souhaite rappeler un principe simple : aucune question d’intérêt national ne doit être confisquée, caricaturée ou interdite de réflexion », a déclaré Félix Tshisekedi.

Il a toutefois insisté sur la nécessité d’un processus encadré et transparent.

« Toute réflexion sur nos institutions doit être conduite avec sérieux, transparence et méthode, dans le respect scrupuleux de l’État de droit, sans précipitation, sans manipulation et sans arrière-pensée politique », a-t-il ajouté.


Le débat sur la Constitution relancé

Ces propos interviennent dans un contexte marqué par les discussions autour de la proposition de loi sur le référendum, récemment déclarée recevable à l’Assemblée nationale.

Le débat suscite déjà de nombreuses réactions dans la classe politique et la société civile, notamment autour des dispositions verrouillées par l’article 220 de la Constitution, qui limite le nombre et la durée des mandats présidentiels.


« Si le peuple veut un troisième mandat… »

Interrogé sur la question d’un éventuel troisième mandat, Félix Tshisekedi a affirmé ne pas en avoir fait la demande, tout en laissant la porte ouverte à une éventuelle volonté populaire.

« Je n’ai pas sollicité un troisième mandat, mais si le peuple veut un troisième mandat, je l’accepterai », a-t-il déclaré.

Une sortie qui risque d’alimenter davantage les débats politiques autour de l’avenir institutionnel du pays.


« Avons-nous le droit de réfléchir à notre Constitution ? »

Le Président a également défendu la légitimité d’un débat constitutionnel en posant une question qu’il estime fondamentale :

« Avons-nous le droit, oui ou non, de nous pencher sur notre Constitution ? »

Pour ses partisans, cette réflexion relève d’un débat démocratique normal. Ses opposants, en revanche, y voient déjà les prémices d’une tentative de révision constitutionnelle visant à modifier les limitations de mandat.


Un sujet hautement sensible

Alors que les tensions politiques restent vives en RDC, les déclarations du Chef de l’État devraient continuer d’alimenter les discussions autour des réformes institutionnelles, du référendum et de l’équilibre démocratique du pays.

TK

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