La riposte contre l’épidémie d’Ebola continue de s’intensifier en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, alors que les autorités sanitaires font état d’une progression inquiétante de la maladie. Selon la Division provinciale de la santé, plus de 500 cas suspects ont déjà été enregistrés, dont 131 décès et 30 cas confirmés.
Face à cette situation, plusieurs actions sont en cours afin de contenir la propagation du virus dans les zones affectées, notamment à Bunia, Rwampara et dans la cité minière de Mongbwalu.
L’UNICEF a notamment déployé 16 tonnes de matériels sanitaires destinés à renforcer les capacités des équipes engagées dans la riposte. Ces équipements doivent permettre d’améliorer la prise en charge des malades ainsi que les opérations de prévention dans les zones touchées.
À Rwampara, un site d’isolement est actuellement en cours d’installation afin de servir de centre de traitement des personnes infectées ou suspectées d’être porteuses du virus Ebola.
Les autorités sanitaires indiquent également que les mesures barrières et les dispositifs de coordination sont progressivement renforcés pour limiter la chaîne de transmission de la maladie.
Au centre d’isolement de Rwampara, les malades bénéficient d’une prise en charge assurée par l’État congolais avec l’appui des partenaires sanitaires engagés dans la lutte contre l’épidémie.
Malgré les inquiétudes suscitées par la résurgence du virus, certaines familles des patients gardent espoir et saluent les efforts des équipes médicales mobilisées sur le terrain pour tenter de sauver les malades et freiner la propagation de l’épidémie.
Cette nouvelle flambée d’Ebola continue de placer les autorités sanitaires congolaises en état d’alerte maximale, dans un contexte marqué par l’absence de vaccin et de traitement spécifique approuvé contre la souche Bundibugyo actuellement en circulation.








