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Ville morte à Kinshasa : démonstration de force ou mobilisation en demi-teinte ?

Ville morte à Kinshasa : démonstration de force ou mobilisation en demi-teinte ?

La capitale congolaise a vécu, ce mercredi, une journée peu ordinaire. Répondant à l’appel de l’opposition opposée au projet de changement constitutionnel, de nombreux Kinois ont choisi de rester chez eux, entraînant un ralentissement visible des activités dans plusieurs communes de la ville.

Dès les premières heures de la matinée, la circulation est apparue moins dense que d’habitude sur les principaux axes routiers de Kinshasa. Dans plusieurs quartiers, des commerces sont restés fermés, tandis que certaines écoles n’ont pas ouvert leurs portes. Les marchés, administrations et autres activités économiques ont également fonctionné à un rythme réduit.

Toutefois, la situation n’a pas été uniforme à travers la capitale. Dans certaines communes, les activités se sont poursuivies presque normalement, alors que dans d’autres, l’impact de l’appel à la ville morte était plus perceptible. Cette disparité a empêché une paralysie totale de la ville.

Face à ce constat, la société civile évoque davantage un « dysfonctionnement généralisé » qu’un arrêt complet des activités. Une formule qui résume le caractère contrasté de cette journée marquée par une baisse sensible de l’activité urbaine sans pour autant conduire à un blocage total de la capitale.

Sur le plan politique, les interprétations divergent. L’opposition voit dans cette journée la preuve d’un rejet populaire du projet de révision constitutionnelle et revendique une mobilisation réussie. De son côté, la majorité présidentielle estime que l’absence de paralysie totale démontre l’échec du mot d’ordre lancé par ses adversaires.

Au-delà de la bataille des chiffres et des perceptions, cette journée de ville morte met en lumière les tensions persistantes autour du débat constitutionnel, devenu l’un des principaux sujets de confrontation politique en République démocratique du Congo.

Reste à savoir si cette mobilisation influencera les prochaines étapes du processus politique ou si elle ne constituera qu’un épisode supplémentaire dans le bras de fer qui oppose majorité et opposition autour de l’avenir institutionnel du pays.

Alexis Ketinda

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