Dans son discours à la Nation à l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le président Félix Tshisekedi a réaffirmé l’engagement de son gouvernement en faveur de la paix, tout en fixant les conditions qu’il juge indispensables à une résolution durable de la crise dans l’Est du pays.
Le chef de l’État a souligné que les initiatives diplomatiques en cours, notamment les accords de Washington, les discussions de Doha et les engagements de Montreux, ne pourront être considérées comme des succès qu’à la condition de produire des résultats « concrets, vérifiables et irréversibles ». Il a notamment cité comme priorités le silence des armes, la fin du soutien aux groupes armés, le retrait des forces étrangères non invitées, le désarmement des combattants, le retour sécurisé des personnes déplacées, la protection des civils, le rétablissement de l’autorité de l’État, la justice pour les victimes et des garanties de non-répétition.
Félix Tshisekedi a assuré que la RDC demeure attachée au dialogue, à condition que celui-ci soit « sincère, équilibré et conforme aux intérêts fondamentaux de la nation ». Il a toutefois insisté sur le fait que la paix ne saurait se construire au détriment de la vérité, ni constituer une récompense pour les groupes armés, encore moins remettre en cause la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays.
Le président congolais a également défendu sa vision d’une « paix juste », fondée sur le respect des frontières, la restauration de l’autorité de l’État, la sanction des crimes commis et la valorisation des ressources naturelles au service du développement plutôt que des conflits.
Au cours de son allocution, il a remercié les partenaires internationaux impliqués dans les efforts diplomatiques, citant notamment les États-Unis, le Qatar, l’Union africaine et l’Union européenne.
En conclusion, Félix Tshisekedi a réaffirmé son ambition de transformer l’image de la RDC sur la scène internationale. Il a déclaré vouloir faire du pays un acteur de paix, de croissance, de transition énergétique, de stabilité régionale et de prospérité partagée, rompant avec l’image d’un État « convoité, pillé ou déstabilisé ».
Alexis Ketinda








