RDC : Martin Fayulu plaide pour un dialogue national inclusif sous le parrainage du Président angolais João Lourenço
L’opposant congolais Martin Fayulu, leader du parti ECiDé (Engagement pour la Citoyenneté et le Développement), appelle à l’organisation d’un dialogue national inclusif, sincère et représentatif, afin de répondre aux multiples crises que traverse la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué à forte portée politique, l’ancien candidat à la présidentielle estime que, face « à la souffrance du peuple, aux défis sécuritaires persistants, aux tensions politiques et aux fractures sociales », seul un dialogue véritablement national peut consolider la cohésion et ouvrir la voie à une paix durable ainsi qu’au développement du pays.
Un dialogue « au-delà des acteurs politiques »
Pour le président de l’ECiDé, l’inclusivité ne saurait se limiter à une rencontre restreinte entre quelques acteurs politiques. Il plaide pour un processus élargi à toutes les forces vives de la nation : majorité et opposition, société civile, mouvements citoyens, confessions religieuses, autorités traditionnelles, femmes, jeunes, personnes vivant avec handicap, déplacés internes, diaspora et même groupes armés.
« L’inclusivité n’est pas un slogan. C’est un principe fondamental », insiste-t-il, soulignant que la diversité géographique, ethnique et sociale de la RDC impose une représentativité réelle pour garantir la légitimité du processus.
Tirer les leçons des dialogues passés
Martin Fayulu reconnaît que les précédents dialogues organisés en RDC ont suscité autant d’espoirs que de désillusions, notamment en raison de la non-application de plusieurs résolutions adoptées.
Pour restaurer la confiance, il appelle à :
la transparence du processus ; la clarté des critères de participation ; et surtout, l’engagement ferme de mise en œuvre des décisions prises.
Selon lui, le futur dialogue devrait commencer par une identification consensuelle des causes profondes – internes et externes – de la crise congolaise.
Sept axes prioritaires proposés
L’opposant propose que les discussions s’articulent autour de sept points majeurs :
L’intégrité territoriale et la souveraineté nationale, ainsi que la réforme de l’armée et des services de sécurité ; La gouvernance éthique, incluant la rationalisation des finances publiques et la lutte contre la corruption ; La justice, les droits humains et l’égalité devant la loi ; Les réformes électorales en vue de garantir des élections crédibles en 2028 ; La coexistence pacifique entre les ethnies congolaises ; La stabilité régionale dans la région des Grands Lacs ; L’inventaire et l’analyse juridico-politique des résolutions issues des dialogues depuis 1958, afin d’évaluer leur application et d’en dégager une doctrine cohérente de gouvernance.
Pour Fayulu, le dialogue ne doit pas être un « simple exercice politique », mais un véritable instrument de résolution des conflits. Il précise que l’inclusivité ne signifie pas l’unanimité, mais l’organisation pacifique des divergences dans l’intérêt supérieur de la nation.
Parrainage angolais
Le leader de l’ECiDé a par ailleurs annoncé que le Président angolais João Lourenço a accepté de parrainer cette initiative. Il salue l’expérience du chef de l’État angolais en matière de médiation et lui exprime sa « profonde gratitude ».
Ce parrainage régional pourrait donner une dimension diplomatique supplémentaire à l’initiative, dans un contexte marqué par l’instabilité persistante dans l’Est de la RDC et les tensions dans la région des Grands Lacs.
Un test politique majeur
Reste à savoir quelle sera la réponse de la majorité au pouvoir et des autres forces politiques.
L’appel de Martin Fayulu intervient dans un climat politique encore sensible, à l’approche des réformes électorales et dans un contexte sécuritaire préoccupant.
Le dialogue national inclusif qu’il propose pourrait-il devenir le socle d’un nouveau pacte républicain, ou s’ajouter à la longue liste des initiatives inabouties de l’histoire politique congolaise ?
L’évolution des réactions dans les prochains jours sera déterminante.
L’opposant congolais Martin Fayulu, leader du parti ECiDé (Engagement pour la Citoyenneté et le Développement), appelle à l’organisation d’un dialogue national inclusif, sincère et représentatif, afin de répondre aux multiples crises que traverse la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué à forte portée politique, l’ancien candidat à la présidentielle estime que, face « à la souffrance du peuple, aux défis sécuritaires persistants, aux tensions politiques et aux fractures sociales », seul un dialogue véritablement national peut consolider la cohésion et ouvrir la voie à une paix durable ainsi qu’au développement du pays.
Un dialogue « au-delà des acteurs politiques »
Pour le président de l’ECiDé, l’inclusivité ne saurait se limiter à une rencontre restreinte entre quelques acteurs politiques. Il plaide pour un processus élargi à toutes les forces vives de la nation : majorité et opposition, société civile, mouvements citoyens, confessions religieuses, autorités traditionnelles, femmes, jeunes, personnes vivant avec handicap, déplacés internes, diaspora et même groupes armés.
« L’inclusivité n’est pas un slogan. C’est un principe fondamental », insiste-t-il, soulignant que la diversité géographique, ethnique et sociale de la RDC impose une représentativité réelle pour garantir la légitimité du processus.
Tirer les leçons des dialogues passés
Martin Fayulu reconnaît que les précédents dialogues organisés en RDC ont suscité autant d’espoirs que de désillusions, notamment en raison de la non-application de plusieurs résolutions adoptées.
Pour restaurer la confiance, il appelle à :
la transparence du processus ; la clarté des critères de participation ; et surtout, l’engagement ferme de mise en œuvre des décisions prises.
Selon lui, le futur dialogue devrait commencer par une identification consensuelle des causes profondes – internes et externes – de la crise congolaise.
Sept axes prioritaires proposés
L’opposant propose que les discussions s’articulent autour de sept points majeurs :
L’intégrité territoriale et la souveraineté nationale, ainsi que la réforme de l’armée et des services de sécurité ; La gouvernance éthique, incluant la rationalisation des finances publiques et la lutte contre la corruption ; La justice, les droits humains et l’égalité devant la loi ; Les réformes électorales en vue de garantir des élections crédibles en 2028 ; La coexistence pacifique entre les ethnies congolaises ; La stabilité régionale dans la région des Grands Lacs ; L’inventaire et l’analyse juridico-politique des résolutions issues des dialogues depuis 1958, afin d’évaluer leur application et d’en dégager une doctrine cohérente de gouvernance.
Pour Fayulu, le dialogue ne doit pas être un « simple exercice politique », mais un véritable instrument de résolution des conflits. Il précise que l’inclusivité ne signifie pas l’unanimité, mais l’organisation pacifique des divergences dans l’intérêt supérieur de la nation.
Parrainage angolais
Le leader de l’ECiDé a par ailleurs annoncé que le Président angolais João Lourenço a accepté de parrainer cette initiative. Il salue l’expérience du chef de l’État angolais en matière de médiation et lui exprime sa « profonde gratitude ».
Ce parrainage régional pourrait donner une dimension diplomatique supplémentaire à l’initiative, dans un contexte marqué par l’instabilité persistante dans l’Est de la RDC et les tensions dans la région des Grands Lacs.
Un test politique majeur
Reste à savoir quelle sera la réponse de la majorité au pouvoir et des autres forces politiques.
L’appel de Martin Fayulu intervient dans un climat politique encore sensible, à l’approche des réformes électorales et dans un contexte sécuritaire préoccupant.
Le dialogue national inclusif qu’il propose pourrait-il devenir le socle d’un nouveau pacte républicain, ou s’ajouter à la longue liste des initiatives inabouties de l’histoire politique congolaise ?
L’évolution des réactions dans les prochains jours sera déterminante.
Divine Mwaluke








