Kinshasa, 5 mai 2026.
Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a vivement condamné, ce mardi, l’incendie de son siège situé sur le boulevard Sendwe, dans la commune de Kalamu, à Kinshasa. L’incident est survenu la veille, en marge d’une marche organisée par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et ses alliés de l’Union sacrée de la nation.
Cette mobilisation visait notamment à exprimer un soutien aux sanctions américaines prises contre l’ancien président Joseph Kabila, accusé de liens avec les rebelles de l’AFC/M23.
Un acte de vandalisme dénoncé
Le PPRD, formation politique de l’ancien chef de l’État, dénonce des actes de vandalisme ciblant ses installations.
Intervenant sur Radio Okapi, le secrétaire permanent adjoint du parti, Ferdinand Kambere, a exprimé une vive indignation face à cet incident.
« Nous condamnons avec la plus grande énergie les actes de vandalisme qui ont visé notre siège. Les images parlent d’elles-mêmes », a-t-il déclaré.
« Dérives du pouvoir en place »
Au-delà de l’incendie, le PPRD dénonce ce qu’il qualifie de « dérives du pouvoir ».
Selon Ferdinand Kambere, ces événements s’inscriraient dans un contexte politique marqué par un déséquilibre.
Il accuse également les États-Unis de faire preuve de complaisance face aux violences visant l’opposition, évoquant un soutien international au régime en place.
Lamuka évoque un « deux poids, deux mesures »
De son côté, la coalition d’opposition Lamuka s’insurge contre ce qu’elle considère comme une gestion inéquitable des manifestations publiques.
Son porte-parole, Prince Epenge, affirme que les activités de l’opposition et des mouvements citoyens sont régulièrement interdites ou réprimées, contrairement aux manifestations de l’Union sacrée, qui bénéficieraient, selon lui, d’un encadrement des forces de l’ordre.
Un climat politique sous tension
Ces accusations croisées interviennent dans un contexte politique tendu en RDC, où les questions liées à la liberté de manifestation, à l’équilibre des forces politiques et à l’intervention de partenaires internationaux continuent de susciter de vifs débats.
TK








