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Sit-in du 12 juin 2026 à Kinshasa : le rapport de Justice et Paix Congo fait état de violences et appelle à des réformes

Sit-in du 12 juin 2026 à Kinshasa : le rapport de Justice et Paix Congo fait état de violences et appelle à des réformes

Kinshasa, 15 juin 2026 – Justice et Paix Congo (JPC) a publié un résumé de son rapport de monitoring consacré au sit-in organisé le 12 juin 2026 à Kinshasa par la Coalition Article 64 (C64), dans un contexte de tensions autour du débat sur une éventuelle révision constitutionnelle.

Selon le document, quinze moniteurs ont été déployés pour observer le déroulement de la manifestation sur plusieurs sites stratégiques de la capitale. Le rapport indique qu’en amont de l’événement, des discussions avaient eu lieu entre les autorités provinciales et les organisateurs afin de modifier le lieu et l’horaire du rassemblement, sans qu’un accord ne soit trouvé.

Le rapport mentionne également une importante présence des forces de sécurité et fait état de regroupements de membres de la « Force de progrès », présentée comme une structure liée à l’UDPS. Les observateurs rapportent que plusieurs sièges de partis ou d’organisations politiques auraient été pris pour cible avant l’arrivée des manifestants au Palais du Peuple.

D’après les conclusions du monitoring, les affrontements ayant opposé manifestants, forces de l’ordre et autres groupes présents sur les lieux auraient entraîné la mort d’au moins deux personnes, dont une victime par balle et une autre décédée à la suite de violences physiques. Le document évoque également plusieurs dizaines de blessés, des interpellations ainsi que des allégations d’extorsion de biens imputées à certains éléments de la Force de progrès.

Justice et Paix Congo estime par ailleurs que la police aurait fait un usage disproportionné de la force au cours des événements et souligne l’importance de garantir les libertés publiques, notamment le droit de réunion et de manifestation pacifique.

Dans ses recommandations, l’organisation appelle notamment :

  • à l’adoption d’un cadre légal modernisé pour l’encadrement des manifestations publiques ;
  • au renforcement des capacités et de l’équipement des forces de sécurité ;
  • à la neutralité des services chargés du maintien de l’ordre ;
  • à l’ouverture d’enquêtes indépendantes sur les violations présumées des droits humains ;
  • ainsi qu’à la promotion de la non-violence par les partis politiques et les organisateurs de manifestations.

Ce rapport présente les observations et analyses de Justice et Paix Congo et formule des recommandations à destination des autorités publiques, des institutions judiciaires et des acteurs politiques dans le but de prévenir de nouvelles violences lors des mobilisations citoyennes.

E.Ndjungu

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