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Authentik.cd toujours sans nouvelle du lieu de détention de sa reporter et Directrice Commerciale

Authentik.cd toujours sans nouvelle du lieu de détention de sa reporter et Directrice Commerciale

Cinq jours après son arrestation, la journaliste et responsable commerciale du média Authentik.cd, Divine Mwaluke, reste introuvable. Ses proches, ses collègues ainsi que ses avocats demeurent sans aucune information sur son lieu de détention ni sur son état de santé.

La journaliste avait été interpellée lors d’une manifestation des jeunes de la coalition LAMUKA au rond-point Ngaba, à Kinshasa, alors qu’elle assurait la couverture médiatique de cette mobilisation organisée contre le projet de changement constitutionnel.

Selon plusieurs témoins, elle a été arrêtée par des éléments des forces de l’ordre présents sur les lieux. Depuis lors, aucune communication officielle n’a été faite sur sa situation, alimentant une vive inquiétude au sein de la profession journalistique et des organisations de défense des droits humains.

Pourtant, certains militants arrêtés le même jour ont été présentés devant le parquet puis relâchés dès le lendemain. Cette différence de traitement rend d’autant plus préoccupante l’absence totale de nouvelles concernant Divine Mwaluke, dont la disparition fait craindre une détention arbitraire ou une disparition forcée.

Journaliste engagée et activiste reconnue, Divine Mwaluke s’est illustrée ces dernières années par son combat en faveur des droits humains, de la démocratie et du progrès social en République démocratique du Congo.

Face à cette situation, plusieurs organisations, notamment la Dynamique Sociale pour le Développement et la Paix (DSDP), l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO) et l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ), tirent la sonnette d’alarme et exigent sa libération immédiate.

Elles appellent également les autorités congolaises à faire toute la lumière sur cette disparition et à garantir la sécurité des journalistes et des acteurs de la société civile.

Cette nouvelle affaire relance les inquiétudes quant au respect des libertés fondamentales en RDC, dans un contexte marqué par une montée des tensions politiques et des restrictions de l’espace civique.

Informer n’est pas un crime. Informer est un droit.

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